Guerres d’Indochine et d’Algérie

 

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les transmissions acquièrent les structures qui leur confèrent réellement le rang d’une arme à part entière : création le 1er décembre 1944 de l’Ecole militaire et d’application des transmissions (EMAT) à Montargis, à partir d’éléments du Centre d’organisation des transmissions n°40 d’Alger transféré en France ; le 1er avril 1945, c’est la Direction centrale et l’Inspection des transmissions qui se constituent à Paris.

Durant cette époque, les guerres d’Indochine (1946 -1954) et d’Algérie (1954 -1962) voient l’émergence de moyens mobiles et sécurisés. En Indochine, la radio reste le principal moyen de communication sur le terrain, pour conduire les opérations et assurer le soutien des postes isolés dans la jungle. La mise en place d’un réseau de faisceaux hertziens permet de réaliser une ossature territoriale des moyens de transmissions. En Algérie, apparaît pour la première fois un système de transmissions global constitué de supports hertziens, radio et filaires permettant de combiner l’emploi de la télégraphie et de la téléphonie.

Avec la création de la Compagnie autonome d’écoute et de radiogoniométrie (CAER) en 1949 en Indochine, la guerre électronique prend une nouvelle dimension. Cette montée en puissance se concrétise par la création en 1958 de la 785ème Compagnie de transmissions, destinée à expérimenter et à adapter les équipements aux spécificités des actions de guerre électronique.

 

 

 wholesale jerseys