Gustave Ferrié 1868 – 1932

A la fin du XIXème siècle, ont lieu les premiers essais de transport de l’énergie électrique sans support précurseurs de la télégraphie sans fil. Un jeune officier sapeur télégraphiste, instructeur à l’école militaire de télégraphie électrique du Mont Valérien, perçoit l’intérêt de ces nouvelles techniques, tant pour leurs applications civiles que militaires.

Au début de XXème siècle, Gustave Ferrié, militaire et scientifique déjà réputé, joue un rôle essentiel dans le développement de la radiotélégraphie française et de ses applications au profit de l’armée. Il met en place les premiers équipements fixes et mobiles qui montrent leur efficacité en 1902, après l’éruption de la montagne Pelée en Martinique.

Pour ses expériences, il utilise la tour Eiffel comme support d’antennes. Le ministère de la Guerre accepte la proposition de Gustave Eiffel, grand ami de Ferrié, de mettre la tour à la disposition de l’armée pour établir des liaisons à longue distance. Malgré la masse métallique du monument qui absorbe une partie de l’énergie, les portées atteignent plus de 400 kilomètres. Il sauve ainsi indirectement la tour promise à la démolition.

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, le lieutenant-colonel Ferrié reçoit les pleins pouvoirs pour utiliser au mieux la télégraphie sans fil. Secondé par une remarquable équipe, dont Louis de Broglie, il porte la radiotélégraphie au premier rang des armements alliés, créant des appareils nouveaux et instaurant des modes d’exploitation toujours plus efficaces. Ainsi, les troupes françaises sont dotées de stations TSF mobiles. Il développe également des systèmes d’écoutes, de repérage et de localisation.

Pour en savoir plus, découvrez l'exposition Gustave Ferrié.

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