Robert Brygoo 1896 – 1983

Le lieutenant d’infanterie Robert Brygoo revient de la Grande Guerre blessé deux fois, titulaire de plusieurs citations et chevalier de la Légion d’honneur.

Il oriente sa carrière vers les transmissions dès 1920. La Seconde Guerre mondiale le trouve au Moyen-Orient comme chef de bataillon, chef des transmissions militaires en Palestine (pour le Liban et la Syrie, sous mandat français). Il y démontre son adresse technique et un vrai sens de la diplomatie.

En août 1942, le lieutenant-colonel Brygoo devient adjoint au commandant des transmissions en Afrique du nord, alors en pleine bataille d’El-Alamein. D’emblée, le général Juin, chef du corps expéditionnaire français, marque l’importance qu’il donne aux transmissions. Dans son avion à bord duquel il gagne Naples le 25 novembre 1943, il emmène son commandant des transmissions en même temps que son chef d’état-major et quatre chefs de bureau.

Les combats que les Français mènent en Italie sont parmi les plus violents de la guerre. Ils valent au colonel Brygoo une citation à l’ordre du Corps d’armée :

Au cours des campagnes d’Italie, de France puis d’Indochine, le général Brygoo met toute son autorité personnelle à affirmer l’importance de l’arme des transmissions, certes récemment créée, mais tellement riche de l’histoire, de la compétence et de l’héroïsme des sapeurs télégraphistes.

L’Histoire retient du général Brygoo qu’il fut un chef d’exception, un chef de guerre parfaitement maître de l’emploi de ses moyens, mais surtout un tacticien remarquable, capable d’imaginer et de proposer des modes d’action qu’il adaptait constamment à l’évolution du combat.

 

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