Le calot de tradition

Le calot est un couvre-chef facile à plier et pratique à l’usage, pouvant se ranger dans la poche ou sous l’épaulette, et cela sans se froisser.

L’origine du calot se confond avec celle du bonnet de police dont il est directement issu.

Déjà les cavaliers Scythes, au IV e siècle avant J.- C, portait une telle coiffure mais l’histoire du bonnet de police s’écrit surtout au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, quand les troupes de l’époque utilisent en service courant une coiffe de forme allongée et portant un pompon au bout, assez semblable au bonnet de nuit.

Les soldats améliorent ensuite cette coiffe : le rebord est fait en tissu ; le cône, dans un autre tissu aux couleurs du régiment, est soutaché d’une autre teinte encore car à cette époque, tous les uniformes comportaient deux couleurs suivant l’arme d’appartenance.

Porté essentiellement dans la cavalerie du XVIII e siècle, en particulier chez les dragons, le bonnet de police porte à son sommet une pointe qui peut atteindre 60 centimètres de haut, se terminant par un gland à frange. Cette coiffure conservera sa forme sous la Restauration, jusqu’à la Révolution de juillet (1830).

En vigueur dans toute l’armée française, le bonnet de police évolue au milieu du XIX e siècle vers la forme du calot actuel mais toujours doté du pompon, celui-ci placé au bout d’une cordelette et tombant devant l’oeil. Ce calot à pompon est toujours en usage dans la Légion étrangère espagnole.

Jusqu’à la Première Guerre mondiale, le bonnet de police sera de couleur variable, selon celle de l’uniforme auquel il est associé. En 1915, il devient bleu horizon puis de couleur kaki en 1930. A partir de 1944, le calot retrouve une large gamme de couleurs, assorties à celles des différentes armes. Le calot sera réglementairement porté jusqu’en 1961, alors remplacé par le béret.

L’arme des transmissions possède son propre calot, aujourd’hui dit de « tradition ». Les couleurs qui composent notre calot sont le bleu marine pour la coiffure, le bleu clair pour le « passepoil » et le bleu-gris pour la « fesse », la partie supérieure. Chaque transmetteur peut y épingler quelques insignes rappelant son arme et ses affectations, cela avec sobriété et sans excès.

 

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