La colombophilie

 

Le pigeon voyageur détient la capacité de revenir au colombier grâce à son sens très élevé de l’orientation. Au travers des différents croisements, celui-ci est devenu très résistant. Sa vitesse de vol varie entre 60 et 100 km/h et il peut parcourir plusieurs milliers de kilomètres.

Pour bénéficier des services d’un pigeon voyageur, il est nécessaire de l’acheminer au préalable sur son lieu de lâcher. C’est l’apparition du chemin de fer qui a permis de développer la colombophilie civile avec des coûts de transport abordables.

L’idée de recourir aux pigeons voyageurs dans des opérations militaires date de l’antiquité, et les derniers pigeons ont été employés par nos armées en Indochine. Le pigeon se distingue surtout lors des guerres de siège. Fidèle à la devise « franchir ou mourir », le pigeon n°787 surnommé « Vaillant » s’est particulièrement illustré lors de la Première Guerre mondiale.

Le 4 juin 1916, le Colonel Raynal assiégé au fort de Vaux sous un déluge de plus de 8 000 obus par jour envoie son dernier pigeon chargé d’un ultime message. Quoique gazé à l’ypérite, il réussit à regagner son pigeonnier. Il sera cité à l’ordre de la Nation.

 

L’apparition des technologies modernes de communication menace le pigeon voyageur. Cependant, le lieutenant-colonel Revon obtient le maintien d’un colombier de tradition auprès du général de Gaulle. Installé initialement à Saint Germain-en-Laye, il est transféré à la forteresse du Mont Valérien en 1981, devenant le colombier militaire national. Il est de plus à proximité du musée de la colombophilie qui relate l’histoire de la colombophilie de l’Antiquité à nos jours, tout en accordant une place au sport colombophile.

 

 

 

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